Comment lire ces données
Ce site republie les achats de produits phytosanitaires déclarés à la Banque nationale des ventes, à l'échelle du code postal de l'acheteur. Voici la mise en garde principale, et elle vient de la source elle-même.
⚠️ Ce site dit où les produits sont ACHETÉS, jamais où ils sont épandus
La source l'écrit en toutes lettres : « le lieu et la date des ventes ou des achats n'indiquent ni le lieu ni la date de l'utilisation des produits ».
Un exploitant peut acheter dans un code postal et traiter dans un autre. Une coopérative peut concentrer les achats de tous ses adhérents sur son propre code postal. Un produit acheté en novembre peut être appliqué en avril, ou jamais.
Aucune page de ce site ne dit ce qui a été épandu près de chez vous. Nous n'en avons pas la donnée, et personne ne l'a à cette échelle.
Ce qui est compté : des kilogrammes de substance active
Les quantités sont exprimées en kilogrammes de substance active contenue dans les produits, sans les adjuvants. Un kilogramme n'est pas un kilogramme : le soufre, utilisable en agriculture biologique, s'emploie à des doses très élevées, tandis que certaines substances de synthèse agissent à quelques grammes par hectare.
Comparer deux territoires sur le tonnage brut n'a donc guère de sens. C'est pourquoi ce site publie surtout des parts : la part classée dangereuse, la part utilisable en agriculture biologique.
⭐ Les deux chiffres qui comptent
La part classée CMR — cancérogène, mutagène ou reprotoxique. Au niveau national, 11 318 840 kg sur 67 786 466, soit 16,7 %. Ce sont les substances qui font l'objet des restrictions les plus fortes, et la part varie beaucoup d'un territoire à l'autre.
La part utilisable en agriculture biologique — 37,1 % au national. Elle est élevée parce qu'elle comprend le soufre et le cuivre, employés à fortes doses. C'est un contrepoint utile au tonnage brut.
⛔ Pourquoi pas de page par commune
Le ministère publie aussi une version communale de ces données. Nous ne l'utilisons pas : elle est estimée, « par répartition au prorata de la surface agricole utilisée » à partir des déclarations au code postal. C'est un calcul, pas une mesure — et republier un calcul comme s'il était une observation serait trompeur. Nous restons sur le code postal déclaré.
Ce qui manque à 1 % près
99,02 % des quantités sont rattachées à un code postal du
référentiel officiel. Le reste — 672 338 kg — se partage entre un
code de remplissage 00000 (334 682 kg) et des CEDEX,
qui sont de vrais codes d'entreprise mais ne correspondent à aucune commune.
Nous rattachons les CEDEX à leur département plutôt que de les perdre, et
nous écartons 00000 du maillage.
Le secret statistique
Certaines lignes portent la mention « secret » en lieu et place de la fonction ou de la classe de danger. Ces quantités restent comptées dans les totaux mais ne peuvent pas être ventilées.